Appel à communication

La Conférence “Victimes : un parcours à plusieurs voies pour se reconstruire” est l’opportunité de présenter différents parcours que les victimes peuvent emprunter afin de se reconstruire et parvenir à la résilience.
Des moyens innovants ont été développés pour que les victimes obtiennent justice et différentes voies peuvent être suivies afin que les victimes soient soutenues et se reconstruisent.
Cet événement est l’occasion parfaite d’échanger sur les bonnes pratiques et expériences de chacun, liées aux nombreuses formes de soutien que les victimes peuvent obtenir et la façon dont ce soutien est proposé aux victimes.

Priorité aux ateliers

Dans cette optique, la Conférence Annuelle explorera les façons de développer nos systèmes judiciaires afin qu’ils soient axés sur les victimes, ainsi que l’efficacité des services d’aide aux victimes.
Les ateliers porteront sur toutes les victimes d’infractions mais également plus spécifiquement sur la remise en cause de notre conception de la vulnérabilité des victimes, les victimes de crimes de haine, de terrorisme, de cyberdélinquance, de violences sexuelles ou encore les victimes d’événements collectifs et leur prise en charge dans l’urgence.

Nous invitons les praticiens, chercheurs, experts, avocats, universitaires, organisations d’aide aux victimes, la police, les agents de la justice pénale et toute autre personne travaillant dans le domaine des droits et services des victimes de soumettre leurs propositions pour la tenue d’un atelier.

Vous trouverez les sujets clés à aborder prioritairement ci-dessous :

Développer notre conception de la vulnérabilité des victimes

Au sein de ce thème, nous sommes intéressés par des ateliers remettant en question notre conception de la vulnérabilité.
Comment étendre notre notion de la vulnérabilité des victimes ? Qu’entendons-nous par victime vulnérable ? Comment identifions-nous les victimes vulnérables et modelons-nous nos systèmes afin de soutenir leur identification ? Quelles mesures existent ou seraient nécessaires afin de protéger les victimes vulnérables ? Existe-t-il des expériences spécifiques et bonnes pratiques à mettre en place afin d’éviter que les professionnels en contact avec les victimes ne deviennent eux-mêmes victimes (par leur action sur le terrain ou par fatigue de compassion) ?

Développer des systèmes judiciaires axés sur les victimes

Cet atelier se concentrera sur la façon d’organiser les procédures pénales afin de correspondre aux besoins des victimes, le système pénal pouvant être plus centré sur les auteurs et la société que sur les victimes.
De quelle manière le système pénal pourrait-il améliorer la façon dont les victimes sont traitées, en termes d’accueil et de participation au procès ? Comment s’assurer que les victimes sont informées tout au long de la procédure ? Quelles mesures peuvent être adoptées afin de garantir la représentation des victimes lors du procès ? Comment s’assurer que les victimes ont la possibilité de formuler des requêtes lors de la procédure ?

Développer des services d’aide aux victimes efficaces

Comment les organisations parviennent-elles à rendre les services d’aide aux victimes efficaces ? Comment s’assurer que les services d’aide sont disponibles pour les victimes et proposent un accès égal à ces services à travers le territoire ? Comment s’assurer que les services d’aide aux victimes sont reconnus en tant que tels par les institutions comme l’Etat, le système judiciaire ou les professionnels de la justice ?
Nous sommes également intéressés par la façon dont les organisations créent de nouvelles approches pour les services d’aide aux victimes : quelles mesures les organisations peuvent-elles mettre en place afin d’offrir de nouveaux services qui satisferaient les besoins particuliers des victimes ?

Infractions spécifiques

Des ateliers concernant les groupes de victimes suivant sont également bienvenus :

• Victimes de crimes de haine

Comment améliorer la législation et le signalement de ces crimes ? Comment aborder le problème lié aux besoins spécifiques des victimes de crimes de haine et les besoins des communautés affectées par ces crimes ?
Quel type de soutien existe pour les victimes de crimes de haine ?

• Victimes de terrorisme

Comment planifier une intervention en cas d’urgence, une réponse immédiatement après l’attaque et un soutien sur le long terme ? Comment s’assurer que toutes les victimes d’une attaque de grande ampleur sont identifiées et qu’un soutien leur est offert ? Comment satisfaire les besoins des victimes de terrorisme étrangères ?
Existe-t-il des schémas spécifiques d’indemnisation pour les victimes de terrorisme ? Comment s’assurer du retour à l’emploi des victimes de terrorisme ?
Par ailleurs, quel est le statut des proches des personnes radicalisées ?

• Victimes de cyberdélinquance

Quelles sont les conséquences spécifiques sur les victimes de cyberdélinquance ? Les besoins des victimes de crimes perpétrés en ligne diffèrent-ils des autres victimes ? Comment les réponses des autorités, de la justice pénale et de l’aide à ces victimes peuvent s’ajuster afin de satisfaire ces besoins ?

• Victimes de violences sexuelles

Quelles répercussions psychologiques pour les victimes de violences sexuelles ? Nous sommes également intéressés par la pénalisation de nouveaux comportements et les évolutions législatives, mais aussi par la présentation de pratiques inspirantes de soutien ou encore le thème des victimes « invisibles » de violences sexuelles (hommes, enfants, viol conjugal…).

• Victimes d’événements collectifs et prise en charge dans l’urgence

Comment s’assurer d’une réponse immédiate suite à ces événements et d’un soutien sur le long terme ? Faut-il intégrer les services d’aide aux victimes dans les dispositifs d’urgence ? Nous souhaiterions également avoir des retours concernant le rôle des services d’aide aux victimes suite à une catastrophe naturelle et environnementale, ou d’affaires sérielles et sanitaires (erreur médicale, affaires liées à des médicaments…).

Procédure et dates butoir

Une session d’atelier dure 1 heure 30 et doit être présentée en Anglais.

Il est possible d’inclure un nombre limité d’ateliers en Français (une traduction ne sera pas fournie). Merci d’indiquer dans votre candidature les langues que vous pouvez utiliser pour présenter votre intervention (Anglais ou Français). Nous essaierons de tenir compte de votre préférence mais ne pouvons le garantir.

• Un tour de table (débat entre un panel d’experts et les participants),
• Une session de débats (débat en plénière avec utilisation de cartes de vote par les participants ou autres méthodes interactives de vote),
• Une session de travail (mind mapping),
• Une courte formation ou sessions d’instruction (introduction de compétences ou outils),
• Des jeux éducatifs ou simulations (jeux de rôle, quiz, utilisation de cartes),
• Un petit film/documentaire,
• Une session casuistique (discussion concernant la résolution de questions importantes en se basant sur de vrais cas ou sur des récits de victimes).

Les propositions d’intervention en atelier peuvent être soumises en anglais ou en français en remplissant ce formulaire à renvoyer à l’adresse email vse2019@france-victimes.fr.
Vous pouvez soumettre vos propositions jusqu’au 25 mars 2019. Exceptionnellement, pour les retardataires, la date a été repoussée au 1er avril 2019.

Le Comité en charge du programme examinera vos propositions selon les critères suivants :
• Conformité avec le thème général et focus sur la conférence VSE,
• Interactivité et créativité du format de l’atelier proposé ou de la méthode de travail,
• Représentation égale de tous les sujets au sein du programme.

Tous les candidats seront informés après examen de leur proposition et après la fin de la procédure de sélection. Nous informerons tous les contributeurs de la validation de leur atelier au fur et à mesure et les contributeurs finaux recevront une réponse d’ici le 15 avril 2019. Le programme des ateliers sera publié sur le site de la conférence, après que tous les contributeurs auront été informé de la validation de leur atelier.

Si vous avez la moindre question, vous pouvez nous contacter à vse2019@france-victimes.fr